Après avoir obtenu un prolongement du financement pour la diffusion dans le dernier budget fédéral, CAPACOA fait porter ses efforts de revendication sur une autre sujet : le graphe de connaissances Artsdata.
CAPACOA a déposé son mémoire au Comité permanent des finances le 1 mai dans le cadre des consultations prébudgétaires en vue du budget fédéral.

Intitulé « Infrastructure de données pour les humains et l’IA », le mémoire sollicite un investissement fédéral de 5 millions de dollars sur cinq ans pour préserver et développer Artsdata, un graphe de connaissances pancanadien pour les arts. Dans ce mémoire, CAPACOA met en garde contre le fait que, en l’absence de données structurées, les arts canadiens sont invisibles aux yeux de l’intelligence artificielle et des moteurs de recherche modernes. Cela entraîne d’importantes pertes de revenus. Sans un soutien continu, cette infrastructure publique essentielle risque de disparaître au moment même où le public se tourne vers l’IA pour découvrir des spectacles à venir. Le document souligne qu’une infrastructure de données gérée par et pour le secteur est essentielle à la souveraineté culturelle et permet de garantir que les artistes canadiens restent visibles dans une économie où le numérique occupe une place prépondérante.
Le projet Artsdata a constaté que 4 organismes des arts de la scène sur 5 n’ont pas de données structurées d’événements sur leur site web. Ces organismes s’en trouvent privés de revenus de l’ordre de 9 millions de dollars par an en recettes de billetterie. Selon ces données, le secteur des arts semble manquer de compétences en littératie des données – et des données elles-mêmes – pour demeurer visible à l’ère de l’IA.
Par ailleurs, le mémoire de CAPACOA prête écho aux recommandations de la Coalition canadienne des arts. Ces recommandations portent sur le financement du Conseil des arts du Canada, sur le financement des infrastructures et sur les principes d’autorisation, de rémunération et de transparence (ART) dans l’utilisation des œuvres par l’IA.